LE BOUDDHISME

DE L'ECOLE FUJI

 

Dernière mise à jour

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04/01/2010 10:04

 

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Oéshiki

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Le Taisekiji
Gongyô
Gojukai
Sermon du mariage
Oéshiki
Aération des trésors
Tozan

Le rite de Oe Shiki est la cérémonie célébrant l’aspect permanent du Bouddha originel, notre fondateur Nichiren Daishônin, au cours des trois phases, à l’occasion de l’anniversaire de son extinction. Oe Shiki et Mushi Barai (l’aération des trésors), sont les deux cérémonies les plus importantes de la Nichiren Shôshû.

Le 13 octobre de la cinquième année de Kôan (1282), Nichiren Daishônin s’éteignait dans la demeure d’Ikegami Munenaka, située dans la province de Musashi. Toutefois, sa vie de Bouddha originel demeure sous la forme du Dai Gohonzon du Kaidan de la doctrine originelle et guidera éternellement les êtres de la période de la Fin du Dharma vers l’état de vie de la bodhéité.

De ce fait, l’extinction de Nichiren Daishônin ne signifie pas son éloignement de ce monde impur (Shaba Sekai), vers un monde lointain. Au contraire, il demeure solennellement en ce monde et y demeurera éternellement pour nous sauver et nous protéger, en tant que Bouddha originel du passé infini.

C’est ce que l’on appelle “la non-extinction tout en montrant l’extinction” (Himetsu Genmetsu) ou encore “l’extinction sans extinction” (Himetsu no Metsu).

La cérémonie de Oe Shiki est l’occasion d’exprimer notre joie et notre reconnaissance envers la vie éternelle du Bouddha du passé infini.

Selon les Notes au moment du trépas écrites par Nikkô Shônin, Nichiren Daishônin s’éteignit à l’heure du Dragon (8h du matin). A ce moment, la terre trembla et les cerisiers fleurirent, bien que ce ne fut pas la saison.

C’est pourquoi, dans les temples, des fleurs artificielles décorent le devant de l’autel où est enchâssé le Gohonzon, pour exprimer la joie de la présence permanente de Nichiren Daishônin, au cours des trois phases.

 

Oe Shiki au Taisekiji

Au temple principal Taisekiji, Oe Shiki est appelée On tai e. Chaque année, le rite commence par la veillée, le soir du 20 novembre et se poursuit par la cérémonie du jour-même, le 21 novembre.

En effet, à l’époque de l’extinction de Nichiren Daishônin, le calendrier lunaire était utilisé. Aussi, le 13 octobre de la cinquième année de Kôan, correspond-il au 21 novembre du calendrier actuel.

La cérémonie commence le 20 novembre après-midi par la rencontre avec le Dai Gohonzon (Gokai Hi ou “ouverture des portes”).

Le soir, le rite de Oneri se déroule devant le sanctuaire Mieidô. Il représente l’apparition en ce monde de notre fondateur, Nichiren Daishônin, Bouddha originel de la Fin du Dharma, doté des trois vertus de Souverain, de Maître et de Parents. Oneri est une procession calme et lente. Lorsque la procession parvient à l’allée faisant face au Mieidô, éclairée de braseros, elle fait une halte. Alors, au rythme de 7, 5 et de 3 coups du grand gong, six jeunes moines, partant du Mieidô, courent se prosterner, un par un, devant le Souverain du Dharma, par 7, 5 et trois fois.

Ce rite exprime le souhait des disciples, demandant physiquement à Nichiren Daishônin de pénétrer dans le Mieidô afin d’y exposer le Dharma. Alors, la procession contourne le Mieidô par son côté ouest et le Grand Patriarche pénètre dans le sanctuaire par la porte arrière. En effet, le Bouddha originel, Nichiren Daishônin est présent en permanence dans le Mieidô. Les pratiquants laïcs, eux, étant invités, ils entrent par la porte avant.

Une fois entré dans le sanctuaire intérieur, le Grand Patriarche prend place sur la chaire de Jôgyô, placée en dessous de la chaire haute. Cette façon de procéder dépeint le jaillissement de terre du bodhisattva Pratique-supérieure (Jôgyô bosatsu), dépeinte dans le chapitre “Sortie de terre” du Sutra du Lotus.

Ensuite, le chargé de cérémonie se lève et, par le rite des trois exhortations et des trois promesses, de l’exhortation solennelle et de la promesse solennelle (sankai sanshô, jûkai jûshô) du chapitre “Durée de la vie”, demande au Souverain du Dharma de prendre place sur la chaire haute. Alors, le Souverain du Dharma prend place sur la chaire haute et expose le sermon sur le chapitre “Durée de la vie”.

Ce sermon représente Nichiren Daishônin enseignant Nam Myôhôrengekyô enfoui et caché au profond des phrases du chapitre “Durée de la vie”.

La cérémonie du Mieidô se poursuit ensuite par le rite de “San san kudo” ou trois fois trois échanges des coupes. Ce rite, au cours duquel le Grand Patriarche et les six moines aînés, échangent des coupes de saké, représente la présence permanente de Nichiren Daishônin et de ses disciples dans la relation de maître à disciple.

Le rite le plus important des cérémonies du lendemain, est Okô, qui se déroule dans le Mieidô. Le Souverain du Dharma lit le Risshô Ankoku Ron et les six moines aînés lisent les remontrances au gouvernement, effectuées par les Grands Patriarches successifs.

On dit que la vie de Nichiren Daishônin commença et finit avec le Risshô Ankoku Ron, dans le but de construire un pays paisible, par l’accomplissement de la vaste propagation (Kôsen rufu) des trois grands Dharma ésotériques. Afin de réaliser cet idéal de Nichiren Daishônin, Nikkô Shônin, Nichimoku Shônin, Nichidô Shônin, Nichigyô Shônin, ainsi que les Souverains du Dharma successifs, présentèrent d’ardentes remontrances à l’Empereur. A travers la lecture respectueuse de ces remontrances, les moines et laïques de la Nichiren Shôshû, unanimement, renouvellent leur promesse de progresser vers la Vaste Propagation et la pérennité du Dharma.

Ordre du déroulement de la cérémonie

      I) Gong annonçant le début du service (Entrée des moines).

      II) Mise en place devant les tables d’offrandes.

      III) Lecture du Sutra

            Chapitre des Moyens

            Chapitre Durée de la vie (jusqu’à la fin de la prose).

      IV) Lecture des remontrances

            1) Déclaration de Nichiu Shônin

            2) Risshô Ankoku Ron

            3) Déclaration de Nichiren Daishônin

            4) Déclaration de Nikkô Shônin

            5) Déclaration de Nichimoku Shônin

            6) Déclaration de Nichidô Shônin

            7) Déclaration de Nichigyô Shônin.

      V) Lecture des stances Jiga (Jiga-ge).

      VI) Récitation du Daimoku, puis méditations des assises (2, 3 et 4).

      VII) Gong de fin du service (Départ des moines).

      VIII) Discours de l’officiant.

 

L’enseignement de Nichiren Daishônin commence et s’achève par le Traité sur la sérénité du pays par l’établissement de la rectitude (Risshô ankoku ron).

La partie lue au cours de la cérémonie de Oe Shiki est la conclusion du Rissho Ankoku Ron.

Traité sur la sérénité du pays par l’établissement de la rectitude

Doctrine originelle du Lotus

7ème lune de la première année de Bun’nô

A l’âge de trente neuf ans

L’hôte, avec joie, dit : «La colombe se transforme en faucon et le moineau en palourde. Que cela est réjouissant ! A voisiner l’ami de cette demeure parfumée, votre nature est devenue celle de la chènevière. Si vous désirez réellement vous préoccuper de ces difficultés et croire entièrement ces paroles, le vent sera doux, les vagues seront calmes et les récoltes abondantes en peu de temps.

Mais le cœur des hommes change avec le temps. La nature des choses s’altère selon leurs entours, comme la lune sur l’eau au gré des vagues s’agite, ou les soldats de l’avant-garde sous le sabre s’inclinent. Bien qu’à présent vous dites croire, il est certain que, par la suite, vous oublierez pour longtemps.

Si, en premier lieu, vous désirez apporter la sérénité au pays et prier pour le présent et l’avenir, il faut, en toute hâte, examiner la situation et prendre rapidement des mesures.

Pour quelle raison ? Parmi les sept désastres énumérés dans le sutra du Maître des remèdes, cinq se sont déjà produits et deux restent à venir ; ce sont le désastre de l’invasion par un autre pays et le désastre de la révolte au sein de son propre monde. Parmi les trois catastrophes du sutra du Grand rassemblement, deux sont rapidement survenues et une n’est pas encore apparue. Il s’agit de la catastrophe due à la guerre. Bien que les désastres et calamités décrits dans le sutra de la Radiance d’or se soient l’un après l’autre produits, point encore ne s’est accomplie la catastrophe de l’invasion du pays par des barbares étrangers, point encore n’est advenu ce désastre. Parmi les sept désastres cités dans le sutra du Roi bienveillant, six abondent et un ne s’est pas encore montré. Il s’agit de l’invasion du pays par des brigands venus des quatre directions. Non seulement cela, “lorsque le pays se trouble, ce sont d’abord les esprits démoniaques qui montrent des signes de désordre. Et parce que les esprits démoniaques sont troublés, les hommes le sont aussi”. En examinant la nature des choses à la lumière de ce passage, cent démons se sont rapidement perturbés et de nombreux hommes ont péri. Les désastres passés sont évidents. Comment pourrait-on douter des désastres à venir ? Si les catastrophes restantes se produisent à cause des méfaits de mauvais enseignements, que faudra-t-il faire à ce moment là ? Les empereurs et les rois, fondés sur la nation, règnent sous les cieux. Les ministres et leurs vassaux possèdent les rizières et les jardins et subviennent aux besoins du monde. Mais, si des brigands venus d’autres horizons envahissent ce pays, si des révoltes intérieures se produisent et que les terres sont pillées, comment ne pas être pris de terreur et d’agitation ? Si l’on perd son pays et que sa maison est détruite, dans quel monde pourra-t-on s’enfuir ? Si vous pensez à votre propre sécurité, ne devez-vous pas d’abord prier pour la tranquillité et l’ordre dans les quatre directions du pays ?

En particulier, tant qu’ils font partie du monde des hommes, tous craignent la vie future. C’est pourquoi ils croient en des enseignements hérétiques, ou bien respectent les offenseurs du Dharma. Je suis désolé qu’ils ne puissent distinguer le bien du mal et, en même temps, je suis triste qu’ils aient pris refuge dans l’enseignement du Bouddha. Pourquoi, avec une force de la foi identique, respectent-ils aveuglément des paroles hérétiques ?

S’ils ne reviennent pas de leur attachement et continuent à avoir un esprit pernicieux, ils se retireront rapidement du monde productif pour immanquablement tomber dans l’enfer sans intermittence. Pourquoi cela ? Dans le sutra du Grand rassemblement, il est dit : “Si un roi, même ayant pendant d’innombrables mondes pratiqué l’offrande, les préceptes et la sagesse, voit mon Dharma sur le point d’être détruit, l’abandonne et ne fait rien pour le protéger, toutes les innombrables racines de bien qu’il a accumulées seront effacées et perdues. Puis, sans que cela ne tarde, ce roi contractera une grave maladie et, après la fin de sa vie, renaîtra dans le grand enfer. Comme pour ce roi, il en sera de même pour son épouse, les princes, les ministres, les préfets, le maître principal, les chefs de villages, les généraux et les magistrats”.

Dans le sutra du Roi bienveillant, il est dit : “Si un homme détruit l’enseignement du Bouddha, il n’y aura pas de piété filiale chez ses enfants, ni d’harmonie parmi ses proches et les dieux ne le protégeront pas. Jour après jour, les maladies et les démons viendront le tourmenter. Les désastres tomberont sur lui et le malheur le poursuivra là où il va. Une fois mort, il entrera en enfer, chez les esprits affamés ou les animaux. S’il en sort et devient un homme, sa rétribution sera d’être l’esclave de l’armée. Comme l’écho, comme l’ombre, comme l’homme qui écrit la nuit et dont les mots, même après l’extinction de la lumière restent, ainsi est la rétribution des trois mondes”.

Dans le deuxième rouleau du sutra du Lotus il est dit : “Si un homme ne croit pas en ce sutra et l’offense, il tombera dans l’enfer Avici après la fin de sa vie”. Dans le chapitre Sans mépris qui apparaît dans le septième rouleau du même sutra, il est dit : “Mille éons dans l’enfer Avici, de grandes souffrances il recevra”. Dans le sutra du Nirvana il est dit : “Celui qui s’éloigne des amis de bien, n’écoute pas le Dharma correct et demeure dans l’enseignement erroné, pour ces causes, s’abîmera dans l’enfer Avici et son corps endurera des souffrances mesurant verticalement et horizontalement quatre vingt quatre mille yojana”.

Lorsqu’on ouvre la grande quantité des sutra, on voit que tous donnent de l’importance à la gravité de l’offense au Dharma. Qu’il est triste que tous franchissent la porte du Dharma correct pour le quitter et pénétrer dans les profondeurs des geôles des dharma hérétiques. Qu’il est stupide que les uns et les autres se prennent dans les rets des enseignements délétères et errent éternellement dans les filets des doctrines erronées. Ils se perdent dans le brouillard des illusions en ce monde et s’abîment dans les profondeurs des flammes intenses après la mort. Comme cela est lamentable, comme cela est affligeant. Au plus vite, rectifiez l’attachement en votre religion et prenez immédiatement refuge dans le bien unique du véhicule vrai. Ainsi, les trois mondes se révéleront tous être le monde du Bouddha. Comment le monde du Bouddha pourrait-il péricliter ? Les dix directions se révéleront toutes être la terre précieuse. Comment la terre précieuse pourrait-elle être détruite ? Si le pays ne décline pas et que le territoire ne subit pas de ruine, votre corps sera en sécurité et votre esprit serein. Vous devez croire, vous devez respecter ces mots, ces paroles».

Le visiteur dit : «S’agissant de cette vie et de la vie suivante, qui ne serait prudent ? Qui ne serait pas effrayé ? Ayant ouvert ces phrases des sutra et reçu minutieusement la parole du Bouddha, je réalise combien lourde est l’erreur d’offense, combien profond est le crime de destruction du Dharma. J’ai cru en un Bouddha unique en rejetant tous les autres Bouddha ; j’ai vénéré les trois sutra en mettant de côté tous les autres. Ceci n’était pas dû à la corruption de ma pensée ; j’ai suivi les paroles des éminents maîtres précédents. Il en est de même des hommes dans les dix directions. Ceci représente de vains efforts dans cette vie et la chute dans l’enfer Avici dans la vie future. Les phrases sont claires et le principe formel ; ils ne laissent pas la place au doute. Il est temps de respecter vos bienveillantes instructions et d’ouvrir ma sottise de visiteur désemparé. Nous devons sans tarder faire prendre effet à l’antidote et établir la paix. Apaisons d’abord notre vie présente et, en outre, assurons la vie après notre trépas. Je ne croirai pas seulement moi-même, mais je corrigerai les erreurs d’autrui».

 

Déclaration de Nichiren Daishônin

En janvier 1268, le shogun de Kamakura reçut pour la première fois, une notification du pays Mongol demandant au Japon de devenir une de ses colonies. En janvier, un envoyé mongol se présenta. Les autorités restèrent sans rien faire. Ils demandèrent simplement aux temples hérétiques de faire des prières. Nichiren Daishônin sentit que c’était le moment de faire une remontrance aux autorités. Cette lettre représente donc le second écrit au détenteur du pouvoir, Hôjô Tokimune, remis en secret par le seigneur retiré Yadoya Saemon, qui avait déjà joué le rôle d’intermédiaire dans la remise du Traité sur la sérénité du pays par l’établissement de l’orthodoxie.

Depuis, aucune nouvelle de votre part ne m’est parvenue. Quelle peut en être la raison?

Réfléchissant, à la lumière des sutra, au grand tremblement de terre qui se produisit le ving trois août de la première année de Shoka, entre l’heure du chien et l’heure du sanglier, j’en conclus qu’il s’agit d’une catastrophe résultant de la colère conçue par les esprits bienfaisants des multiples cieux, protecteurs du Japon, en raison de votre attachement aux écoles du Nenbutsu et du Zen. S’il n’y a pas de prise de mesure à cet égard, ce pays sera détruit par un autre pays. C’est pourquoi, j’ai composé une lettre d’exhortation que je vous ai adressée à l’attention du feu seigneur retiré Saimyoji, en lui conseillant de la lire, le 16 juillet de la première année de Bun’nô.

Depuis, neuf ans se sont écoulés. J’ai eu vent que cette année, il y a eu une notification du grand pays mongol. S’il en va comme l’indiquent les phrases des sutra, il est inéluctable que ce pays sera attaqué par un autre pays. Or, dans tout le Japon, seul Nichiren est capable de prier pour conjurer les barbares de l’ouest. C’est ce que j’ai affirmé dans ma thèse. Pour le seigneur, pour le pays, pour les dieux, pour le Bouddha, il faut que vous le suggériez confidentiellement. De plus amples détails pourront vous être apportés lors d’une entrevue.

Avec crainte et respect.

Le 21 août de la cinquième année de Bun’nei.              

Nichiren

Seigneur retiré Yadoya Saemon

 

Déclaration de Nikkô Shônin

Cette remontrance de Nikkô Shônin, alors âgé de quatre vingt cinq ans, fut adressée au détenteur du pouvoir, hojo moritoki, à une période où la guerre civile faisait rage, annonçant le déclin et la chute du shogunat de kamakura. Trois ans plus tard, la famille hojo connut un effondrement tragique.

Nikkô, disciple du sage Nichiren dit de nouveau :

Si vous prenez des mesures rapides à l’encontre des offenses au Dharma des sutra antérieurs et de l’enseignement éphémère et adoptez le Dharma correct de l’enseignement originel du sutra du Lotus, la paix sous le ciel et la sécurité dans le pays seront établies.

Je joins, en annexe :

Traité sur la sérénité du pays par l’établissement de l’orthodoxie. Thèse datant de la première année de Bun’no              1 rouleau     

Déclaration de la cinquième année de Bun’ei       1 lettre

Déclaration de la même année    1 lettre

Les écrits afférents

Je vous ai déjà entretenu à plusieurs reprises des sujets ci-dessus. Prendre des mesures contre les offenses au Dharma et propager l’enseignement correct constitue une technique secrète pour gouverner le pays et un bon exemple de sainte dynastie. En Chine, à l’époque de l’Empereur Chen Sui, le grand maître du Tendai réfuta les doctrines erronées des dix maîtres et le désordre du pays fut résorbé. Au pays de Yamato, à l’époque de l’Empereur Kanmu, le grand maître Dengyo arrêta les offenses au Dharma des six écoles et les barbares furent repoussés. Que ce soit à l’intérieur ou l’extérieur, rejeter le mal et adopter le bien sont les paroles d’or du Bouddha et la bonne administration du souverain clairvoyant. Les récentes catastrophes naturelles ont fortement provoqué le déclin et le désordre du pays. Cependant, à présent, qui peut démontrer que le bouddhisme dans lequel vous avez pris refuge est sans bénéfice pour le monde et pour les hommes ? Le Lotus que Dengyo propagea à l’époque du Dharma symbolique relève de l’enseignement éphémère. Le Lotus que propagea le sage Nichiren dans la période de déclin du Dharma relève de l’enseignement originel. Cela, en fait, dépend de la transmission du Bouddha. Les commentaires du grand maître sont clairs. Pour la loi du Bouddha comme pour la loi du souverain, vous devez en toute hâte vous enquérir et écouter. Au plus vite, vous devez prendre une décision. Une fois pénétré dans le déclin du Dharma, tant que vous n’établissez pas la doctrine originelle du Lotus, les catastrophes de ce pays augmenteront jour après jour et les luttes extérieures et intérieures se produiront années après années. Tout cela concorde avec le contenu du Traité sur la sérénité du pays du maître précédent ainsi que des écrits joints à cet cette lettre. Si vous prenez rapidement des mesures contre les offenses au Dharma des sutra antérieurs et de l’enseignement éphémère et établissez la doctrine originelle du Lotus, la paix règnera sous le ciel et le pays sera rasséréné. C’est pourquoi, je vous répète ces exemples, pour le monde et pour le Dharma.

Mois de mars de la deuxième année de Gentoku.                Nikkô

 

Explication des fleurs décorant l’autel

Les cerisiers fleurissent au printemps. Or, il est dit qu’au moment où Nichiren Daishônin s’éteignit, les cerisiers fleurirent. C’est pour cette raison que l’on décore l’autel, lors de la cérémonie de On Tai é.

Cette décoration est pratiquée depuis l’époque de la création de notre école. Cependant, ce fut pendant la régence des Tokugawa (1615 - 1868) qu’elle prit un aspect d’apparat qu’elle a gardé jusqu’à aujourd’hui.

Les fleurs de cerisier et les mochi symbolisent le mont Sumeru. Les mochi de couleur blanche, jaune, rouge et verte représentent les quatre cercles de l’air, du vent, de l’eau et de l’or. Les mochi triangulaires représentent les neuf mers entourant le mont Sumeru. Les mochi en forme de main, représentent les huit océans et les Arale mochi (en forme de grêlons) représentent le soleil, la lune et les étoiles. Les fleurs symbolisent la joie de la terre pure baignée d’une lumière sereine.

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