Le 3 janvier 2006
J’exprime
ma profonde reconnaissance envers le Souverain du Dharma retiré Nikken Shônin
d’honorer cette réunion de sa présence. Votre Sainteté Nikken Shônin, je vous
remercie.
Comme vous le savez, l’objectif de doubler le nombre des bodhisattvas jaillis de
terre et de procéder à un grand rassemblement en 2009, à l’occasion du sept cent
cinquantième anniversaire de la présentation de la bonne doctrine du Traité
sur la Sérénité du pays par l’établissement de la rectitude est une
exhortation donnée par Nikken Shônin. En même temps, cet objectif est d’une
grande importance et incontournable sur le plan de la vaste propagation.
Dans la perspective de réaliser cette exhortation, nous nous sommes réunis ici
pour nous mettre en action dans la cohésion harmonieuse des moines et des
laïques, corps différents, animés d’un cœur unique.
Tel est le sens de la réunion d’aujourd’hui.
Il reste encore trois ans avant cette grande occasion. Les trois prochaines
années sont donc très importantes pour réaliser cette exhortation. Durant cette
période, nous devons fortifier notre foi plus que jamais, en surmontant les
épreuves de toutes natures, face au démon, avec une énergie acharnée. De cette
manière, tous les Hokkekô réaliseront leur objectif. C’est mon vœu sincère.
Dans la « Lettre au Sire Nambu Rokurô », Nichiren Daishônin, citant une phrase
du grand maître Dengyô, nous enseigne :
« Puisque la voix s’oppose au Dharma dans le pays, la population se réduit.
Par contre, avec la pratique vénérant l’enseignement, les sept désastres se
retireront infailliblement. »
Aujourd’hui, nous observons des catastrophes climatiques sur la terre entière.
Au Japon, des événements et des accidents effroyables se produisent. C’est si
triste que nous voudrions pouvoir détourner notre regard. Tout être doté d’un
coeur ne peut s’empêcher d’en pleurer.
Quant à la solution de ces problèmes, je reconnais la sincérité des efforts
prodigués par les personnes concernées, qui, toutefois, ne trouvent pas la
solution fondamentale. Malgré les efforts, le monde se trouve sans cesse en
proie à des troubles rémanents.
Pour échapper fondamentalement à ces conditions déplorables, il faut d’abord
savoir où se trouve la cause de ces troubles. Il est important de rechercher la
solution véritable â partir de là.
Dans le «Traité sur la Sérénité du pays par l’établissement de la rectitude»,
Nichiren Daishônin démontre que la cause des malheurs et des troubles du monde,
réside dans la nuisance des religions erronées s’opposant au Dharma.
On lit en effet :
«Quand la Loi du Bouddha commence à décliner, le monde devient souillé. La
Loi du Bouddha est comme le corps et le monde comme l’ombre. Si le corps se
courbe, son ombre se courbe aussi».
«La Loi du Bouddha est comme le corps et le monde comme l’ombre Si le corps se
courbe, son ombre se courbe aussi » est un principe fondamental se référant à au
Dharma merveilleux, loi fondamentale du monde des dharmas. Aujourd’hui, on ne
peut sauver de la souffrance les personnes subissant le chaos actuel, sans tenir
compte de ce principe.
La raison pour laquelle Nichiren Daishônin a écrit le « Traité sur la Sérénité
du pays par l’établissement de la rectitude» se trouve justement là :
ambitionner le salut de tous les êtres par le Dharma merveilleux de la cause
originelle et la réalisation de la terre du Bouddha, en démontrant le principe
de la pacification du pays. Telle est la pratique des bodhisattvas jaillis de
terre.
Nous devons à présent nous dresser, forts d’une décision résolue et courageuse,
pour apporter la solution à cette époque accablée de troubles et de souffrances.
Nous devons à tout prix parvenir à doubler le nombre des bodhisattvas jaillis de
terre, afin d’ouvrir le chemin de la vaste propagation vers l’avenir.
Nous sommes les seuls, moines et laïques de la Nichiren Shôshû, à préserver
correctement les enseignements de Nichiren Daishônin, Bouddha originel de la
période de la Fin du Dharma et à nous efforcer dans la pratique permettant de
sauver tous les êtres. Nous sommes, en conséquence, les seuls capables de sauver
les êtres, le pays et le monde entier.
Nous sommes dans « l’année de la mise en action ». Tous les croyants des Hokkekô
doivent se lever pour réaliser amplement l’objectif de doubler les bodhisattvas
jaillis de terre donné comme exhortation par Nikken Shônin. Nous devons répondre
à cet appel.
Or, quel est le moyen concret pour réaliser cet objectif de doubler les
bodhisattva jaillis de terre ? Il va sans dire, ce moyen n’est autre que
shakubuku.
Dans «Dialogue du sage et du sot», Nichiren Daishônin écrit :
«Le monde d’aujourd’hui est un monde souillé. La sensibilité des hommes est
tordue et seuls existent les enseignements provisoires et s’opposant au Dharma.
Ainsi, il est difficile de propager le bon Dharma. En une telle période, il est
inutile de pratiquer les ascèses de la lecture et de la retranscription (du
sûtra) ou d’effectuer l’introspection. Il est vain aussi d’essayer de trouver
les expédients et de s’y entraîner. Il faut uniquement effectuer la pratique de
shakubuku. Il faut briser les oppositions au Dharma à l’aide de la force de la
pratique de shakubuku. Il faut également dénoncer les hérésies doctrinales. II
faut choisir le moyen adéquat sans s’attacher obstinément à l’un ou à l’autre.
Tel est l’enseignement écrit. En observant le monde d’aujourd’hui, il faut
réfléchir au fait de savoir s’il s’agit d’un pays où seul le bon Dharma doit se
propager ou s’il s’agit d’un pays où prospèrent les enseignements erronés».
Il est dit encore dans «Réponse à Nanjô Hyôe Shichirô» :
«Même si un homme a produit de grands biens, transcrit le Sutra du Lotus une
dizaine de milliers de fois et obtenu la voie par l’introspection d’Une pensée
trois mille, s’il n’accuse pas les ennemis du Sutra du Lotus, il lui sera
impossible d’obtenir la voie».
Comme ces passages l’indiquent, si l’on supprimait shakubuku de la pratique,
elle ne serait autre que celle des enseignements provisoires. Elle ne serait
plus la pratique du Dharma de Nichiren Daishônin.
Pour faire shakubuku, que devons nous faire?
Plusieurs éléments sont à considérer. Dans le chapitre des «Maîtres du Dharma»
du Sûtra du Lotus, les trois archétypes de l’habit, du siège et de la demeure
sont montrés comme les règles de la propagation après l’Extinction du Bouddha
Il est donc écrit :
«Entrant dans le demeure de l’Ainsi-venant, s’habillant du vêtement de l’Ainsi-venant
et se plaçant sur le siège de l’Ainsi-venant (...) il enseignera largement ce
Sutra aux quatre sortes d’êtres.»
Pour résumer, «entrant dans le demeure de L’Ainsi-venant» signifie faire jaillir
l’esprit de la grande compassion. Autrement dit, produire dans son propre coeur
l’esprit de la grande compassion pour sauver les êtres.
«S’habillant du vêtement de l’Ainsi-venant», c’est se vêtir de patience douce et
d’endurance. La patience douce signifie recevoir et garder le bon Dharma avec
docilité. L’endurance, elle, signifie supporter les insultes, les persécutions
et les reproches quels qu’ils soient. Autrement dit, rester calme sans se trahir
devant n’importe quelles médisances, accusations ou blâmes et surmonter toutes
les épreuves.
«Se plaçant sur le siège de l’Ainsi-venant» signifie «se placer sur le siège où
tous les dharmas sont considérés comme vacuité». C’est propager les
enseignements de Nichiren Daishônin sans être entravé par aucune passion, en se
débarrassant de tous les attachements. Il s’agit justement de la pratique de
«sans ménager ni son corps, ni sa vie».
Bien entendu, de nos jours, il existe plusieurs façons de faire shakubuku. Il
est cependant important de se fonder sur ces trois archétypes.
Concrètement, lorsque nous faisons shakubuku, il faut se demander si nous avons
véritablement de la compassion pour sauver l’autre. Avons-nous la résolution de
supporter n’importe quelle épreuve sans céder devant les insultes, les reproches
ou les persécutions ?
Pratiquons-nous shakubuku avec une résolution ferme sans ménager notre vie ni
notre corps en nous débarrassant de tous les attachements ?
Si vous pensez ne pas obtenir de fruits à la hauteur de votre action, il faut
alors faire l’examen de conscience de sa propre foi et de sa pratique, en se
référant à ces trois archétypes pour votre pratique personnelle et votre
pratique pour guider les autres.
En tout état de cause, nous devons nous efforcer dans la pratique de shakubuku
en tant qu’envoyés du Bouddha. Là se trouve l’obtention de la boddhéité en une
vie. Ainsi, nous pouvons accumuler les œuvres et vertus de la pratique
personnelle et celles de la pratique pour guider les autres. Nous pouvons ainsi
mener une vie de valeur.
Dans « Sens obscur du Lotus » il est dit :
«Le Sûtra du Lotus consiste en shakubuku en détruisant la doctrine provisoire. »
Shakubuku est l’idée clef du Sutra du Lotus. La mise en pratique de shakubuku
est l’expression la meilleure de notre reconnaissance envers les Trois Trésors
et leurs bienfaits si immenses et si profonds. Shakubuku est la condition
indispensable pour réaliser l’objectif donné par Nikken. Shônin, de doubler les
bodhisattvas jaillis de terre et de réussir le grand rassemblement..
Pour terminer, je souhaite du fond du coeur que chaque Hokkekô, avec une
détermination renouvelée durant les trois années restantes, puisse réaliser les
objectifs de 2009, afin de répondre aux bienfaits des Trois Trésors.
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Le 31 janvier 2006
Bonjour Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs. La pratique du Daimoku du mois de
janvier effectuée depuis le premier jour de l’année, s’achève aujourd’hui.
Nikken Shônin, soixante-septième Souverain du Dharma nous a donné l’instruction
suivante:
«La clef ouvrant tout se trouve dans la récitation du Daimoku. »
Bien que la pratique du Daimoku du mois de janvier s’achève aujourd’hui, je vous
encourage à le pratiquer sérieusement dans votre temple ou chez vous.
Dans le chapitre des Moyens du Sutra du Lotus, il est dit:
« Les Bouddha apparaissent dans les mauvaises périodes des cinq souillures. Ces
dernières sont: la souillure du kalpa, la souillure des mauvaises passions, la
souillure des êtres, la souillure des vues et la souillure de la vie. »
En bouddhisme, le mot « kalpa» de la première souillure désigne le temps. Il
s’agit, autrement dit, de la période. La souillure du kalpa signifie que la
période est troublée. C’est exactement l’aspect que présente le monde de notre
époque.
Quant aux passions, elles sont vraiment nombreuses. Mais ici, il s’agit des cinq
sbires obtus : la cupidité, la colère, la sottise, l’orgueil et le doute.
Autrement dit, c’est la souillure des passions instinctives.
La souillure des êtres, c’est nous- Cela signifie que la société dont nous
faisons partie est troublée.
«Les vues» désignent les opinions, les idées ou les conceptions. En langage
bouddhique, il s’agit des cinq sbires aigus: les vues attachées au moi, les vues
partiale, les vues hérétiques, les vues irraisonnables et les vues attachées aux
préceptes. Les pensées et conceptions sont donc souillées.
Les conséquences de la souillure de la vie sont l’impureté de la vie et
l’affaiblissement de la force vitale.
Le grand maître Tendai explique dans son ouvrage «Mots et phrases» l’ordre des
cinq souillures, précise que celles des passions et des vues sont les deux
premières.
Comme je vous l’ai dit tout à l’heure, les passions sont les cinq sbires obtus
de la cupidité, de la colère, de la sottise, de l’orgueil et du doute. Les vues
sont les cinq sbires aigus des vues attachées au Moi, des vues partiales, des
vues hérétiques, des vues irraisonnables et des vues attachées aux préceptes. Il
s’agit donc de la souillure de la pensée et des conceptions. Les cinq souillures
commencent par ces deux là.
Quand ces deux souillures apparaissent, la société des êtres et leur vie sont
aussi souillées. Cela entraîne la souillure du kalpa.
Le «Traité de la grande sagesse» dit: «Les trois poisons sont la source
fondamentale de toutes les passions » Quant on réfléchit; on constate que la
source des cinq souillures est la souillure des passions et des vues, en
particulier la cupidité, la colère et la sottise appelées «passions
fondamentales »
L’important est de changer ces trois poisons en trois vertus grâce aux œuvres et
vertus du Dharma merveilleux.
Ces trois poisons rendent non seulement les hommes malheureux mais ils causent
aussi le malheur du pays entier, voire du monde entier
La cupidité est un autre nom de l’avidité. La colère est la rage et la sottise
consiste à s’égarer dans la logique correcte de la Loi du Bouddha. Ces poisons
détruisent chaque être, chaque pays et le monde entier
De plus, quand ces trois poisons prospèrent, les trois désastres mineurs se
produisent.
Nichiren Daishônin dit dans la « Réponse au Sire Soya»:
«A l’époque du kalpa de décroissance, les trois désastres mineurs que sont la
famine, les épidémies et les conflits se produisent. La famine provient de la
cupidité, les épidémies proviennent de la sottise. Les conflits sont issus de la
colère. »
Il dit clairement qu’à l’époque du kalpa de décroissance, les trois désastres
mineurs se produisent. Ces trois désastres mineurs sont la famine, les épidémies
et les conflits. La famine provient de la grande cupidité, les épidémies de la
sottise et de la non compréhension de la Loi du Bouddha. Quant aux conflits, ils
sont le fruit de la colère.
Seul les enseignements de Nichiren Daishônin peuvent transformer ces trois
poisons en trois vertus. C’est le principe de «les passions sont l’Eveil
» dont nous parlons souvent.
Les passions telles quelles se transforment en Eveil. Autrement dit, les
passions et l’Eveil ne sont pas deux choses différentes. Ces deux éléments sont
les manifestations différentes d’une seule identité. Telle est la doctrine
suprême du Sutra du Lotus.
Nichiren Daishônin dit dans la «Réponse à la dame retirée du Sire Ueno»:
«Tous les sutra enseignent que leur œuvres et vertus consistent à devenir
Bouddha après avoir créé de bonnes causes. Leurs œuvres et vertus sont donc
indéterminées. Par contre, le Sûtra du Lotus, quand on le prend dans la main,
cette main devient Bouddha. Si on le récite avec sa bouche, celle-ci est déjà
Bouddha. C’est comme la lune qui, apparaissant au sommet d’une montagne â l’est,
se reflète dans l’eau. Le son et sa résonance son simultanés. C’est pourquoi il
est dit dans le Sûtra: «Parmi ceux qui ont entendu le Dharma, aucun ne reste
sans pouvoir devenir Bouddha. Cela signifie que ceux qui gardent ce Sûtra, cent
sur cent ou mille sur mille, peuvent devenir Bouddha sans aucune exception.»
La merveilleuse force opérante du principe des passions identiques à l’Eveil
réside au sein de Myôhôrengekyô de l’ensemencement de Nichiren Daishônin, grand
Dharma unique de la doctrine originelle. Nous devons donc saisir l’importance de
la foi avec laquelle nous récitons de toute notre sincérité le Dharma
merveilleux
Les sutras antérieurs au Sutra du Lotus et, même la doctrine provisoire du Sutra
du Lotus, présupposent l’obtention de l’éveil par le Bouddha pour la
première fois en ce monde. Ces sutras enseignent donc l’obtention de la
boddhéité après avoir supprimé les passions. Or, la doctrine de Nichiren
Daishônin est totalement différente. Elle enseigne le principe des passions
identiques à 1’EveiL Elle enseigne donc que les passions et l’Eveil ne sont
qu’un tout en étant deux choses différentes. Supprimer les passions est inutile.
C’est une formule secrète détenue uniquement par Myôhôrengekyô de Kuon Ganjo.
C’est la raison pour laquelle nous devons réciter Myôhôrengekyô avec toute notre
sincérité devant le Dai Gohonzon. Cette attitude nous permet d’intégrer
solidement â l’état merveilleux de Myôhôrengekyô.
Je vous souhaite de continuer la pratique du Daimoku avec rigueur. Ne pratiquez
pas seulement pour vous-mêmes. Installez la pratique personnelle et pour la
conversion d’autrui par le Shakubuku afin de réaliser l’objectif de doubler le
nombre des bodhisattva sortis de la terre en vue du grand rassemblement de 2009,
dans trois ans. Pour terminer ces paroles, je souhaite du fond du coeur votre
progression énergique vers ce but.
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Le 5 février 2006
A l’occasion de la pratique du Daimoku du mois
Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, bonjour.
Vous vous êtes réunis très nombreux pour participer à la pratique du Daimoku
pour la vaste propagation du mois de février. Je vous félicite pour vos efforts.
Comme je le répète souvent, cette année est nommée l’année de la mise en action.
Il ne reste que trois ans avant 2009, grande occasion du 750e
anniversaire de la présentation du « Traité sur la sérénité du pays par
l’établissement de la rectitude » écrit afin de révéler le juste.
Le combat que nous devons mener durant ces trois années est très important. Il
faut savoir ce que nous devons faire pour réaliser les instructions de doubler
le nombre des bodhisattva jaillis de la terre et de réussir le grand
rassemblement. Bien entendu, cela va sans dire, il n’y a que Shakubuku.
Les efforts fournis à l’occasion du 750e anniversaire de la fondation
de l’école étaient tournés vers la réussite du Tozan général des trois cents
mille. Or, cette fois-ci, nous avons deux objectifs à atteindre : doubler le
nombre des bodhisattva jaillis de terre et réussir le grand
rassemblement. Autrement dit, nos efforts doivent se concentrer sur le Shakubuku
et la réussite du grand rassemblement. Car s’il n’y a pas Shakubuku, il n’y aura
pas le doublement des bodhisattva jaillis de terre. S’il n’y a pas de doublement
des bodhisattva jaillis de terre, il n’y aura pas de réussite du rassemblement.
Nous devons clairement saisir ce point. C’est le point le plus important pour
mener notre combat dans les trois années à venir. Si nous nous méprenons, nous
n’arriverons pas à réaliser ces objectifs.
Je suis persuadé que, si nous réussissons, le monde changera d’une façon
étonnante. En faisant des efforts pour réaliser ces objectifs, nous nous
changerons nous-mêmes. Si nous nous changeons, la société se transformera. Ce
changement engendrera les grandes vagues de la vaste propagation. Telle est ma
conviction.
En ce sens, je vais vous lire quelques passages du Gosho concernant Shakubuku
dans l’espoir qu’ils vous seront utile pour vos activités de Shakubuku.
Dans « Sur la pratique telle qu’elle est indiquée » il est dit :
« Pratiquer la méthode de l’incitation douce (Shôju) en se retirant dans
les bois sans assaillir les ennemis du Sûtra du Lotus, dans l’époque où le
provisoire et le véritable se confondent, est l’acte d’un fantôme se perdant
dans le temps de la pratique du Sûtra du Lotus. »
Il est dit encore dans « Réponse au Sire Soya » :
« Si ils laissent les ennemis du Sûtra du Lotus sans les accuser, il est
indiscutable que maître et disciples tomberont dans l’enfer sans intervalle. »
Dans la même lettre, on lit aussi :
« Espérer obtenir la bodhéhité sans dénoncer les offenses au Dharma, c’est comme
chercher de l’eau dans le feu ou du feu dans l’eau. C’est un acte absolument
vain. »
Dans « Sur l’éclaircissement des causes et des effets des dix mondes » il est
dit :
« Il est facile de comprendre, même pour les hommes ordinaires, que ceux qui
sont avides ou ceux qui volent tombent dans le monde de l’avidité. Les hommes de
bonne foi peuvent tomber dans le chemin du monde de l’avidité à cause des
offenses au Dharma et de la fréquentation des offenseurs aux Dharma car ces
hommes de bonne foi, sans s’en rendre compte, croient en leurs enseignements.
C’est une chose que seuls les sages peuvent savoir. Il faut être vigilant. »
On lit aussi dans la « Réponse à la bonzesse Myôhô » :
« Le Bouddha avertit dans ses enseignements que ceux qui voient les ennemis du
Sûtra du Lotus sans les dénoncer en craignant les dires des autres, sont les
ennemis du Bouddha Shakya. Ils tomberont sans faute dans l’enfer sans intervalle
même s’ils sont des sages ou des hommes de bonne foi. »
Dans « Lettre au Sire Nanjô Hyôe Shichirô » il est dit :
« Même ceux qui ont effectué de bons actes, qui ont retranscrit le Sûtra du
Lotus à des dizaines de milliers de reprises, qui ont obtenu la Voie de
l’introspection d’Une pensée Trois mille, il leur est impossible d’obtenir la
Voie s’ils n’accusent pas les ennemis du Sûtra du Lotus. »
Il dit encore dans le « Traité sur la boddhéité obtenue avec la première
intention de croire dans le Sûtra du Lotus » (Hokke Shoshin Jôbutsu Shô) :
« Il faut faire entendre le Sûtra du Lotus même en se forçant. Ceux qui
l’entendant y croient, deviendront Bouddha. Ceux qui le blâment deviendront
Bouddha grâce au principe du tambour empoisonné. De toutes façons, il n’y a pas
autre que le Sûtra du Lotus qui puisse être la graine de la boddhéité. »
Dans le « Mémento des cours » (Okô Kikigaki) on lit :
« Cette période de Mappô est une période où l’on peut faire naître et obtenir
les bienfaits en propageant les sept caractères de Nam Myôhô Renge Kyô. »
L’important est de concrétiser ces paroles avec nos trois actes du corps, de la
parole et de l’esprit afin de réussir les trois années restantes.
En conclusion, il est nécessaire d’agir tel que l’indique le nom de cette année
et ne pas la vivre seulement en théorie. Il faut agir avec décision. Au lieu de
réfléchir, il faut expérimenter le Shakubuku.
Nichiren Daishônin nous a averti sévèrement dans « Doctrine d’Une pensée trois
mille » :
« Même un remède composé d’une centaine voire d’un millier d’élixirs, si l’on ne
le prend pas dans sa bouche, ne guérira pas la maladie. C’est comme celui qui
souffre de faim sans savoir ouvrir la grange des trésors qui lui appartiennent
ou celui qui meurt d’une maladie sans savoir prendre le remède en lui. »
Pour terminer, je vous encourage fermement dans les activités de Shakubuku de
cette année afin de répondre aux bienfaits illimités du Bouddha.
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Le
6 avril 2008
Je vous remercie d’être venus si nombreux au temple principal pour participer à
la réunion de pratique du Daimoku du mois d’avril, récité en prière pour la
réalisation de la vaste propagation.
Aujourd’hui, la Nichiren Shôshû, sur la base de l’unité des moines et des laïcs
progresse à grands pas en direction de la grande occasion du 750e
anniversaire de la présentation de la bonne doctrine du "Traité sur la Sérénité
du pays par l’établissement de la rectitude" qui aura lieu dans un an.
Dans cette perspective et afin d’accomplir nos missions du "doublement des
bodhisattvas jaillis de terre", le "grand rassemblement" et le "tozan
commémoratif", l’organisation de quatre "grandes réunions de mises en action
pour promouvoir le doublement des bodhisattvas jaillis de terre et le grand
rassemblement" a été décidée. Deux réunions se sont déjà déroulées. La "réunion
de l’ouest du Japon", au Kyocera Dome d’Osaka, le 3 février et la "réunion du
Kyushu" au Media Dome de Kitakyûshû le 24 février se sont achevées par un vif
succès.
Je profite de cette occasion pour renouveler mes remerciements aux présidents de
chaque comité d’organisation et à toutes les personnes concernées pour les
efforts considérables prodigués lors de ces événements.
Les futures "grandes réunions de mise en action" sont prévues le 29 avril à l’Ice
arena Sekisui Heim de Makomanai dans le Hokkaido pour la "réunion du Hokkaido"
et le 15 juin au stade de Saitama pour la "réunion de l’est du Japon".
Je suis fermement convaincu du grand succès de ces réunions.
Comme vous le savez, le mois d’avril est le mois de la fondation de notre école.
La raison pour laquelle le Bouddha originel du passé hors du temps, notre
fondateur Nichiren Daishônin est apparu dans la période de la Fin du Dharma et a
fondé l’école est indiquée dans la "Réprimande à Hachiman" :
"Depuis la cinquième année de Kenchô, année du bœuf, signe d’eau cadet, jusqu’à
cette année, troisième de l’ère Kôan, année du dragon, signe de métal aîné,
vingt-huit ans se sont écoulés, au cours desquels je n’ai rien fait d’autre que
de tenter d’introduire les sept et cinq caractères de Myôhôrengekyô dans la
bouche de tous les êtres du Japon. Cette attitude est semblable à la compassion
de la mère s’efforçant d’introduire le lait dans la bouche de son bébé".
Comme il le dit lui-même, Nichiren Daishônin est apparu en ce monde pour faire
réciter, par sa grande compassion, les sept et cinq caractères de Myôhôrengekyô
à tous les êtres afin de leur faire réaliser le but originel de devenir Bouddha
dès ce corps.
Dans le "Traité sur la rétribution de la bienfaisance", il écrit également :
"La rigueur et la compassion de Nichiren étant immenses, Nam Myôhôrengekyô
s’écoulera dans l’avenir, au-delà de l’éternité. Là résident les œuvres et
vertus capables d’ouvrir les yeux aveugles de tous les êtres du Japon, de barrer
la route vers l’enfer aux souffrances sans intermittence. Ces œuvres et vertus
surpassent celles de Dengyô et de Tendai, sont supérieures à celles de Nagarjuna
et de Kasyapa".
En d’autres termes, les œuvres et vertus immenses de Nam Myôhôrengekyô ne
s’arrêtent pas au vivant de Nichiren Daishônin. Elles sauveront tous les êtres
de l’infini de la Fin du Dharma.
Le sens premier de l’expression "Là résident les œuvres et vertus capable
d’ouvrir les yeux aveugles de tous les êtres du Japon" est de ne pas
désigner uniquement les êtres du Japon, mais les êtres de tout le Janbudvipa,
les êtres du monde entier.
Autrement dit, l’enseignement de Nichiren Daishônin est le grand Dharma capable
de sauver tous les êtres du monde entier pour l’éternité du futur de la Fin du
Dharma.
En premier lieu, le Bouddha n’apparaît pas en ce monde pour se satisfaire de son
propre éveil, mais pour sauver tous les êtres.
Dès lors, la signification originelle de notre ascèse réside dans le fait
d’avoir une foi répondant à l’esprit du Bouddha en faisant de son cœur notre
propre cœur, condition nous reliant à l’éveil dès ce corps.
A l’inverse, si notre foi ne correspond pas au cœur du Bouddha, notre pratique,
aussi longue soit-elle, ne permettra pas d’accomplir notre but primordial de
devenir Bouddha dès ce corps.
Dès lors, quelle est la foi correspondant au cœur de Nichiren Daishônin ?
En fait, la foi correspondant le mieux à l’esprit de Nichiren Daishônin est
celle par le biais de laquelle nous interprétons correctement l’esprit véritable
de son enseignement et travaillons physiquement à la réalisation de sa volonté,
la vaste propagation, avec l’esprit de "corps léger et Dharma lourd" et de
"propager le Dharma en tuant son propre corps"
Dans les "Diverses actions", Nichiren Daishônin écrit :
"Nichiren est arrivé en tant qu’avant-garde au début de la Fin du Dharma, à
titre de présage de la propagation dans tout le Janbundvipa des cinq caractères
de Myôhôrengekyô, cœur essentiel du Sutra du Lotus, yeux de tous les Bouddha,.
Deux vagues, puis trois de ses partisans l’ont suivi, surpassant Kasyapa et
Ananda, dépassant Tendai et Dengyô".
L’esprit véritable de l’enseignement de Nichiren Daishônin réside dans le salut
de tous les êtres de la Fin du Dharma en montrant l’exemple par son attitude de
considérer le Dharma plus important que son propre corps, de tuer son propre
corps pour propager le Dharma, exemple que suivirent "deux vagues, puis trois
de ses partisans, surpassant Kasyapa et Ananda, dépassant Tendai et Dengyô".
Lorsque nous voyons l’attitude du Bouddha originel Nichiren Daishônin, nous
devons tous prendre sa suite avec courage et nous lancer dans la bataille de
shakubuku.
Dans le "Traité sur la sélection du temps", Nichiren Daishônin écrit :
Des gouttes se rassemblant forment l’océan. Des grains de poussière s’accumulant
deviennent le mont Sumeru. Lorsque j’ai commencé à croire dans le Sutra du Lotus
je fus comme un grain de poussière dans le Japon. Si deux, trois, dix, cent,
mille, dix mille, des millions de personnes récitent et transmettent le Sutra du
Lotus, elles deviendront le mont Sumeru de l’éveil merveilleux, le grand océan
du Nirvana".
Ceux qui, conformément à cette parole d’or, entreprennent le combat pour
shakubuku avec le même esprit que Nichiren Daishônin, même si, au début, ils
sont peu nombreux, si tous possèdent une forte volonté et réalisent la cohésion
par l’esprit des corps différents animés d’un cœur identique, infailliblement,
la vaste propagation se réalisera.
Un proverbe dit : La voie existe là où il y a la volonté. Lorsqu’une ferme
décision est prise pour réaliser quoi que ce soit, rien ne peut alors rester
inaccompli.
Il en est de même pour shakubuku comme du reste. La ferme décision naît de la
conviction, autrement dit de la foi absolue dans le Dai Gohonzon.
Dans la "Lettre aux frères", Nichiren Daishônin écrit :
"Quelles que soient les difficultés, considérez les comme un rêve. Ne pensez
qu’au Sutra du Lotus".
Tous les mauvais sentiments, les obstacles, les souffrances et autres démons
intérieurs ou extérieurs, seront pulvérisés par le Daimoku. Lorsqu’on s’efforce
dans shakubuku avec courage, naturellement, les effets se manifestent.
Il faut savoir que si on ne peut pas encore faire shakubuku, cela signifie que
nos efforts sont encore insuffisants.
Je termine ces paroles en vous priant du fond du cœur de vous dévouer avec le
zèle approprié à cette année de l’essor, dernière année avant la réalisation de
la mission qui nous a été conférée.
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Juillet 2008
Le grand Principe énoncé dans le « Traité sur la
sérénité du pays »
Dans « Difficultés relatives au Sutra du Lotus en
comparaison avec les autres sutras » (j. shokyô to hokekyô to nan’i no koto –
諸経と法華経と難易の事),
Nichiren Daishônin écrit :
"Le Dharma du Bouddha étant finalement perverti, le
monde est, lui aussi, souillé et troublé. Le Dharma du Bouddha est comme le
corps, le monde est comme l’hombre. Quant le corps penche, l’hombre se courbe".
La perturbation du monde, illustrée par des crimes
et des accidents horribles, la guerre et la famine, ainsi que les catastrophes
naturelles à pour cause la confusion au sein du bouddhisme, se manifestant par
le refus de croire dans le bon Dharma et la croyance en de mauvais
enseignements. C’est pourquoi, Nichiren Daishônin écrit dans la « Pétition pour
Yorimoto » (j. yorimoto chinjô -
頼基陳情) :
"Les mauvais enseignements se propageant dans le
monde, il est clair que les hommes tomberont dans les mauvaises voies et que
leur territoire sera détruit".
Lorsque les hommes croient en de mauvais
enseignements, leur cœur se perverti. Cette perversion exerce alors une terrible
influence sur le lieu où ils vivent. Faute de comprendre ce principe bouddhique,
aucune véritable solution n’est envisageable.
Dans « Les présages » (j. zuisô gosho
-瑞相御書),
Nichiren Daishônin écrit :
"Les dix directions constituent la rétribution du
support ; les êtres sont la rétribution du principal. La rétribution du support
est comparable à l’hombre ; la rétribution du principal est semblable au corps"
.
Cette phrase énonce le principe bouddhique de "non
dualité du support et du principal" (j. eshô funi -
依正不に),
dans lequel, le constituant principal qu’est la rétribution du principal (les
êtres) forme un corps unique avec la rétribution du support (le lieu), sur
laquelle il s’appuie. Le bouddhisme énonce la relation indivisible entre ces
deux éléments. Selon ce principe, toute action de nos six racines,
nous les êtres représentant la rétribution du principal, exerce une grande
influence sur le lieu où nous vivons (la rétribution du support).
Afin d’étayer ce principe, Nichiren Daishônin écrit
dans « Les Présages » :
"Lorsque la vue, l’ouïe et les autres sens des
hommes sont surpris et perturbés, des catastrophes naturelles se produisent.
Lorsque les esprits sont agités, la terre tremble".
Plus loin, il poursuit :
"Si les hommes sont remplis de joie, alors, des
présages favorables se produiront dans les cieux et la terre ressentira les
vibrations de la divinité Taishaku. Si le mauvais esprit prévaut dans le cœur
des hommes, des présages funestes se manifesteront dans le ciel et des
catastrophes se produiront sur la terre".
Le principe de la non dualité du support et du
principal, révélé par la sagesse du Bouddha est absolument impénétrable par la
sagesse des hommes ordinaires. Il traverse les trois phases et les dix
directions, autrement dit le temps et l’espaces infinis. Il s’agit de la vision
juste dévoilée par le Bouddha éveillé à la vérité du monde des dharmas de
l’univers. Dès lors, ignorer ce grand principe de la non dualité du support et
du principal, éclairé par le Dharma merveilleux, rend impossible le salut de
l’état de perturbation exacerbée actuelle du monde et de trouver les véritables
solutions.
Autrement dit, à la lumière du sens véritable du
« Traité sur la Sérénité du pays par l’établissement de la rectitude », si nous,
les êtres, rétribution du principal, rejetons toutes formes d’offenses au Dharma
et prenons refuge dans le bien unique du véhicule correct, c’est-à-dire le
Honzon des trois grands Dharmas ésotériques, alors, grâce aux incommensurables
pouvoirs du Dharma merveilleux, la vie de chacun de nous sera purifiée. Se
développant d’un à la multitude, le monde des êtres, puis la société entière
seront purifiés et, un jour, la rétribution du support se transformera pour
devenir le monde du Bouddha.
A l’inverse, si la vie des êtres est souillée par
les mauvais enseignements, cette souillure remplira le pays et différentes
transformations se produiront sur la rétribution du support, le lieu où nous
vivons et les catastrophes naturelles se manifesteront.
Tel est le principe élucidé dans le « Traité sur la
sérénité du pays par l’établissement de la rectitude ». Nous imprégner de
l’esprit de Nichiren Daishônin, exprimé dans ce traité et établir la véritable
paix dans le monde et réaliser la terre du Bouddha par la pratique de shakubuku,
pratique de la compassion, est l’importante mission des moines et des
pratiquants de cette école.
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